Jouer Primavera de Ludovico Einaudi au Piano, c’est le jour 2 de mon second défi piano: 1 TOUR DU PIANO EN 80 MORCEAUX… et aussi 80 articles en 80 jours…
Mon Journal de Bord – Jouer Primavera au piano
C’est le jour 2 de Mon Tour du Piano en 80 Morceaux
Je suis au rivage du Renouveau.
Au recommencement.
Au frémissement des débuts.
À la promesse douce d’un bonheur possible et proche.
Je joue le printemps. Je Joue Primavera de Ludovico Einaudi.
Beaucoup d’émotion encore aujourd’hui en allumant ma caméra. L’idée est bien de rendre ce geste quotidien, habituel et presque plaisant. Je n’y suis pas encore mais je me mets en route.
C’est le frisson d’une habitude qui va chercher sa place, s’ancre et s’apprivoise.
La petite histoire de Primavera
Une période de transformation pour Ludovico Einaudi
Primavera est l’un des morceaux phares de Ludovico Einaudi, extrait de son album Divenire (2006). Ce disque représente un véritable changement pour Einaudi. Il fusionne son approche minimaliste avec des éléments orchestraux et électroniques. Le titre Primavera, qui signifie « printemps » en italien, évoque la renaissance et le cycle naturel de la vie.
Inspiration du morceau Primavera
Ce morceau illustre la montée de l’énergie printanière : la nature qui s’éveille, les émotions qui renaissent après l’hiver. Einaudi, qui s’inspire souvent de paysages et de moments d’introspection, aurait voulu capturer ce sentiment d’un espoir renouvelé et d’une force qui croît progressivement.
Ludovico Einaudi compose souvent dans des lieux isolés, entouré de nature. On raconte qu’une partie de l’album Divenire a été écrite dans une maison en Italie, où Einaudi s’inspirait de la lumière changeante et du paysage environnant. Primavera reflète cet amour pour la nature et le cycle des saisons.
Structure musicale de Primavera
Primavera repose sur une structure répétitive et évolutive. Cette répétition hypnotique typique d’Einaudi crée une sensation d’intimité, tout en permettant une intensité dramatique croissante.
La pièce alterne entre des phrases mélodiques douces et des crescendos puissants, soutenus par une rythmique régulière, ce qui la rend à la fois apaisante et profondément émotive.
Et comme souvent dans la musique de Einaudi, la simplicité de la mélodie nous va droit au coeur. Dans une évidence désarmante.

Jouer Primavera au piano – Niveau de difficulté 5/10
L’accessibilité technique de la pièce Primavera pour les pianistes intermédiaires a participé de sa popularité.
Pourtant la pièce n’est pas si simple si on veut réussir à créer des contrastes sonores entre les différentes voix tout en gardant l’élan rythmique et musicale.
Il est très important de privilégier la qualité du son dans chaque détail, et ressentir aux bouts de ses doigts, la différence entre les attaques. Ces différences vont donner de la profondeur au morceau et créer ainsi la richesse entre les chants et les parties d’accompagnements.
L’astuce piano du jour : organiser la progression des crescendos
Les crescendos successifs ( les « Crescendi » si on est puriste ) dans Primavera doivent se faire avec subtilité. Tu peux travailler en pensant à une montée graduelle, comme si une fleur s’ouvrait doucement.
Tu peux aussi imaginer que tu montes par pallier. À chaque début de phrase augmente légèrement ta nuance. C’est important que ce soit par la première note de la phrase. Comme une marche que l’on gravit.
Tu commences ainsi Pianissimo, puis Piano, puis, mezzo-piano, au prochain palier Mezzo Forte jusqu’au Forte ou plus suivant la longueur de la progression et les exigences du morceau.
Mais garde de la réserve. Une marge qui te permet de rester dans la Maîtrise et que tout reste dans un son plein, et beau. C’est extrêmement important. Et ça va renforcer ton effet d’amplification du son.
Pour le plaisir on écoute Primavera avec orchestre
Le morceau Primavera n’est pas initialement écrit en piano solo. En effet, et d’ailleurs c’est aussi vrai de tout l’album Divenire, le morceau est accoamgné de cordes et d’effets sonores venant soutenir et créer un écrin pour le piano de Ludovico Einaudi.
On s’écoute une version concert avec grand orchestre pour le plaisir…








15 réflexions sur “2/80 Jouer facilement Primavera au piano pour mon défi”
Subjugué ! Il n’y a pas d’autres mots ! Je découvre un artiste et un morceau inconnu grâce à toi qui les met tellement bien en valeur. Et j’ai l’impression de toucher le sublime ! (Sans doute que ton billet qui prépare si bien à l’arrivée lumineuse et musicale du printemps m’a aidé à toucher ce sublime…). Merci Marilou !
Merci pour cet article, très instructif (histoire et contexte) et qui propose des pistes de travail 🙂
Merci infiniment Zande.
J’apprecie tout particulierement le passage du crescendo ou on peut exprimer toutes les sensations ressenties en son etre.
Oui j’aime beaucoup ce moment.
ça me fait penser un peu à l’un des titres de la BO d’Amélie Poulain …
Je pensais à un truc : tu devrais faire un des jours sur un clavier « kryptonite » 😀
Emprunt d’émotions fortes, ce morceau est un bonheur à écouter interprété de cette belle manière. Merci.
Merci Laurent. C’est vrai que ce thème est incroyable. Je l’aime beaucoup.
Bonjour, La version concert est agréable. Mais ta version au piano est très relaxante et poétique.
Oui c’est différent. Ludovico Einaudi lui-même joue parfois cette version piano solo très douce.
Primavera, voilà une interprétation qui m’a parfaitement embarquée
Merci Marilou !
J’aime ce rdv quotidien
Je suis admirative 😉
Oui nous voyons et entendons fleurs , feuilles et brise du Printemps éclore sous les doigts de Marilou. Et l’article est passionnant !
Oui oui en écoutant pour la première fois la version orchestrale et bien j’avais l’impression de la connaître déjà … en fait toutes les cordes étaient dans les doigts de Marilou 😉
Merci merci Danielle. Ça me fait plaisir? Il y a finalement pas mal de gens qui vont écouter le morceau sur Youtube le soir, mais c’est vrai que ces articles, qui me demande quand même pas mal de travail, sont important pour moi. Merci mille fois.
C’est ce que je ressentais hier hier en t’ écoutant jouer
Primavera
Je voyais les feuilles et les fleurs s’ouvrir à la lumière
du printemps et presque la brise qui les effleurait