Jouer Jouer Boys don’t Cry au piano du groupe mythique The Cure. Nous sommes au jour 8 de MON TOUR DU PIANO EN 80 MORCEAUX .
Journal de bord Jour 8 : Je suis en sentier d’égalité.
Témoin des temps et des changements.
Les droits qui avancent.
Il est des révolutions plus douces que d’autres.
L’égalité.
Sans masque, sans retenue.
Les codes vacillent.
Libre de dire et ressentir.
Être au présent. Vivre au Monde.
Respirer. Exister. Aimer.
Aujourd’hui je te joue Boys Don’t Cry du groupe The Cure au piano.

La petite histoire Boys don’t Cry au bassin d’une évolution Sociale
Nous sommes en 1979, une époque et une mentalité en pleine mutation.
Transformations incroyables et nécessaires dans la manière dont nous percevons les hommes et les femmes. Leurs rôles, leurs émotions, et leurs droits.

L’’idée qu’un garçon ne devait pas pleurer, qu’il fallait toujours se montrer fort et stoïque, faisait partie intégrante de la société. Aujourd’hui, nous sommes enfin capables de remettre en question ces stéréotypes. De reconnaître la force dans la vulnérabilité et d’accepter que les émotions n’appartiennent à aucun genre en particulier.
En jouant ce morceau aujourd’hui, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ces évolutions. Elles ne sont pas parfaites ni achevées, mais elles sont là. Et elles nous rappellent que tout peut changer, avec le temps. Avec des voix qui s’élèvent. Avec une remise en question constante de nos certitudes.
Mais l’actualité me rappelle aussi que nos avancées sont fragiles. Et que la démocratie est toujours sur le fil du danger.

Boys don’t Cry : Un cri générationnel qui traverse les époques
Boys Don’t Cry est devenu, au fil du temps, une véritable hymne générationnel. Enregistré à la fin des années 70, à une époque où l’Angleterre traverse une crise économique et sociale profonde, ce morceau reflète l’esprit d’une jeunesse en quête d’identité.

Il est fascinant de voir à quel point cette chanson, pourtant si simple dans sa structure, peut toucher des générations entières. Elle capte à la fois le désarroi individuel et le malaise collectif d’une époque. À chaque décennie, elle continue de parler aux gens. Que ce soit pour sa mélodie entêtante ou pour son message sous-jacent : le besoin de casser les carcans et d’exprimer pleinement ce que l’on ressent.
Tu peux lire aussi l’article du jour 7 sur Sunday Bloody Sunday du groupe U2.
Pour mon arrangement au piano, j’ai voulu conserver cet élan d’humanité tout en ajoutant des touches qui reflètent mes influences classiques. C’était ma façon d’ajouter de la « féminité », de la délicatesse dans le morceau. ( Oh là là mais qu’est-ce que je dis… je suis formatée ou quoi ? )

Créer un arrangement : un exercice de composition avec contraintes imposées.
Faire des arrangements, c’est devenu une de mes spécialités. Mais chaque fois, c’est un défi, une sorte de puzzle créatif. Tu ne pars pas d’une toile blanche : tu as un matériau de départ, une chanson avec son identité, son rythme, sa structure, son histoire. Mais ensuite, et c’est la puissance infinie de la musique, tu as aussi devant toi la multitude des possibles… c’est extrêmement créatifs et réjouissant.
Boys don’t Cry au piano fait également partie de mon programme Rock des années 80 que j’ai initialement crée pour les Concerts Candlelight.

Jouer Boys don’t cry au piano – Niveau de difficulté : 5/10
Ce morceau demande une sensibilité particulière. La main gauche porte une base rythmique répétitive, presque hypnotique, qui rappelle l’insistance du rock. La main droite, quant à elle, oscille entre mélodie et contre-chants et se balade avec liberté sur la pulsation.

L’astuce piano du jour : N’oublie jamais que toute la musique danse
Chaque musique, quelle que soit son style ou son tempo, porte en elle une danse. Une pulsation intérieure, un mouvement qui lui donne vie et énergie. Pour Boys Don’t Cry, cette idée est essentielle. Même si la chanson est empreinte de mélancolie, son rythme est entraînant et donne envie de bouger.
🔸 Le corps comme guide du rythme
Quand on joue, le corps doit être impliqué. Même sans bouger de manière exagérée, sentir la pulsation intérieurement permet d’éviter une interprétation rigide. Imagine que ta respiration accompagne la musique.
🔸 Une pulsation rebondissante : le secret d’un jeu vivant
Une pulsation trop rigide fige l’interprétation, tandis qu’un rebond naturel donne du souffle et de la fluidité. Pense à une balle qui rebondit : chaque impact a une préparation et une détente. De la même manière, un phrasé musical doit respirer.
Puis dans ce morceau imagine, que ta mains gauche donne le rythme et que la main droite se balade et danse avec une forme de liberté. Même si le chant passe parfois devant le temps, et parfois derrière ce qui donne le Groove dans la musique, le « soliste », ici la main droite doit parfaitement savoir où il est rythmiquement pour que l’effet soit réussi et maitrisé.
📌 N’oublie pas que si tu souhaites progresser en Solfège et surtout en Rythme j’ai crée la formation
SOLFÈGE RAPIDO – de Zéro à Maestro.
Après Boys don’t Cry, qu’est-ce qu’on écoute pour le plaisir ?
Si tu ne connais pas bien The Cure, je t’encourage à explorer leur discographie. Boys Don’t Cry est l’un de leurs morceaux les plus célèbres.mais il ne reflète qu’une petite partie de leur univers musical. Leur style unique mêle mélancolie et énergie brute, des émotions qui traversent les époques sans jamais perdre leur pertinence.
Je te propose de tendre une oreille à Just Like Heaven
//www.youtube.com/embed/n3nPiBai66M
Conclusion
Ce jour 8 a été un temps d’introspection. Entre les évolutions sociales à certains endroits du monde et régressions à d’autres. Nos droits sont bien fragiles.
Est-ce que la musique peut changer le monde ? Je ne sais pas en vrai. Elle change le mien, de monde. Ça c’est sûr. Elle crée des ponts entre les époques, entre les idées, et entre les émotions, entre les gens.
Pour moi aujourd’hui, elle est devenue ma façon d’être au monde. Mon repère, mon abri, mon refuge, mon tapis volant, mon lien aux autres.
Et je te dis à demain…





9 réflexions sur “8/80 Jouer Boys don’t Cry au piano pour mon défi”
C’était vraiment un groupe mythique. Et tellement différent de ce que l’on entendait alors.
Cette chanson m’a toujours mise en joie quand je t’entendais plus adolescent et jeune adulte. Et qu’est-ce que je pouvais être ignorant à son propos ! J’ignorais que j’écoutais alors The Cure, que dans un snobisme culturel nauséabond j’avais catalogué comme un « groupe de bruit » (qu’est-ce que je pouvais être bête à l’époque…! Heureusement, il semblerait qu’on puisse en sortir !) Et j’ignorais aussi que sous la joie du rythme et de la mélodie, il y avait une chanson porteuse de valeurs fortes ! Comme quoi, la joie est sans doute un levier puissant pour mener des batailles culturelles victorieuses !
Merci Marilou !
Bon et bien, rien à dire. C’est juste MAGNIFIQUE ! Lorsque l’on t’écoute Marilou, on est avec Robert SMITH. J’adore tes astuces piano, elles sont toujours aussi pertinentes.
A très bientôt 😉
Merci ma chère Delphine
Ah cette époque où j’étais un « Curiste »: cheveux en bataille, basquettes montantes blanches, habits noirs et blancs…j’adore jouer cette chanson à la guitare, très rythmée et « dansante ». Ce groupe est magique, la voix de Robert Smith est toujours aussi juste et envoûtante… j’ai pu participer à un concert de leur dernière tournée .. A (re)découvrir.
Merci Marilou pour cette interprétation « aérienne »
Oui c’était vraiment historique The Cure. Qu’on aime ou qu’on aime, il y des évènements artistiques qui sont incontournables et écrivent l’histoire.
Bonjour,
Chanson qui date d’avant ma naissance mais qui a traversé les années. Comme dit dans l’article certainement grâce à sa mélodie entêtante et un thème fort entre autres.
C’était très étonnant dans le paysage artistique du moment. Et très important en terme de liberté de création.
Et bien je n’aurai jamais que ce serait niveau 5 !
J’ai beaucoup aimé
Effectivement tout le corps participe 🙃