7/80 Jouer Sunday Bloody Sunday au piano comme une prière

Jouer Sunday Bloody Sunday du groupe U2 au piano. Nous sommes au jour 7 de MON TOUR DU PIANO EN 80 MORCEAUX

JOURNAL DE BORD : Jour 7 – Me voici en Terre des Coeurs Résistants

« I can’t believe the news today…
Oh, I can’t close my eyes and make it go away…

Wow long ? Wow long must we sing that song ? »

Douleur sourde.

Choc

Injustice
Toujours là. Toujours d’actualité.

Violence.

L’histoire qui bégaie.

Un cri.

Un poing levé.

Un espoir ?

Aujourd’hui je te joue Sunday Bloody Sunday du Groupe U2 …

comme une prière.

Sunday Bloody Sunday piano Marilou Nezeys

 

Sunday Bloody Sunday – Un morceau né du chaos

Nous sommes en 1983. L’Irlande du Nord est en feu. Depuis la fin des années 1960, le conflit nord-irlandais divise profondément la population.

Les Troubles, c’est ainsi que l’on nomme cette guerre civile larvée, opposent les nationalistes catholiques, qui veulent une Irlande unifiée, et les unionistes protestants, qui souhaitent rester sous la couronne britannique. Une guerre de territoires, mais surtout une guerre d’identités. Une lutte qui s’étire sur plus de 30 ans, marquée par des attentats, des émeutes, des assassinats politiques et la répression militaire.

Conflit Irlandais Sunday Bloody Sunday

Le 30 janvier 1972, un événement tragique frappe l’Irlande du Nord : le Bloody Sunday. Lors d’une marche pacifique à Derry, des soldats britanniques ouvrent le feu sur des manifestants sans arme. 14 morts. Un massacre qui marquera l’histoire et enflammera encore davantage les tensions.

C’est dans ce contexte que U2 compose Sunday Bloody Sunday. Un morceau à l’impact immédiat. Des paroles sans ambiguïté. Une chanson qui ne glorifie pas la guerre, mais la dénonce avec force.

Dès sa sortie, la chanson choque et réveille les consciences. Ce n’est pas seulement du rock, c’est un cri de douleur et d’indignation.

Sunday Bloody Sunday en Concert

 

U2 des musiciens oui … mais aussi des Activistes…

Dès leurs débuts, Bono et ses compagnons ont utilisé leur musique pour porter des messages politiques et humanitaires. Que ce soit pour la paix en Irlande, la lutte contre l’apartheid, ou la cause des réfugiés, ils ne cessent d’exploiter leur notoriété pour défendre leurs idéaux. Avec Sunday Bloody Sunday, ils ne prennent pas parti pour un camp. Ils condamnent la guerre elle-même, la spirale infernale qui détruit des vies, des générations entières.

Marilou Nezeys joue Sunday Bloody Sunday

On se réécoute l’original…🎶

Sunday Bloody Sunday au piano – Niveau de difficulté : 5/10

À part le Pont peut-être, cette version n’est pas trop difficile à jouer. Les principales difficultés sont:

Une rythmique hypnotique à maintenir, sans rigidité.
Une interprétation retenue, mais guidée par l’émotion.
Trouver l’équilibre entre force de conviction et délicatesse.

Astuce piano : choisis des morceaux qui t’inspirent pour progresser plus vite.

Pour ceux qui me connaissent, ça peut sembler contradictoire avec ce que je dis souvent à mes étudiants, à savoir qu’ils choisissent la plupart du temps des morceaux trop difficile pour eux.

Portant un morceau qu’on adore peut en effet être un moteur incroyable pour se surpasser. 

Une fois de plus c’est une question d’équilibre. 

Ce pourquoi j’invite à prendre des morceaux plus simples pour retrouver du plaisir, retrouver la joie et la motivation et ce sentiment d’aisance et de maîtrise indispensable pour réellement progresser. Pour aller au bout des difficultés et pouvoir jouer sans peur dès qu’un piano ou l’occasion de faire plaisir à des amis se présente. 

Je trouve que le bon équilibre est prendre 2 morceaux plus simples, puis 1 morceau qu’on adore plus difficile mais qui nous motive pour créer une incroyable courbe ascendante de progrès et de plaisir. 

BELFAST DE KENETH BRANAGH

Pour conclure cet article, je voulais t’inviter à découvrir le magnifique film « Belfast » de Kenneth Branagh. Disponible à la location pour 3,99€ sur prime. Ce long-métrage autobiographique retrace l’enfance de Branagh dans le Belfast fin des années 1960, en pleine période des Troubles. À travers les yeux d’un jeune garçon, le film dépeint avec tendresse et authenticité la vie quotidienne dans une ville marquée par les tensions, mais aussi par la résilience et l’amour de ses habitants. Et ce choix à faire aussi pour protéger sa famille. Suspendre les jugements. Désirer la Paix. Aimer la Vie.

" For the one who stayed `

For the ones who left

And for all the ones who were lost"


" À Ceux qui sont restés

À ceux qui sont partis

À tous ceux qu'on a perdus "

Keneth Branagh

À demain les copains pour un nouveau morceau au piano…

💎POUR ALLER PLUS LOIN

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Marilou Nézeys

Marilou Nézeys

Pianiste résidente des Hôtels George V (Four Seasons Paris ), Ritz Paris, Hôtel Bristol, Marilou Nézeys se produit également dans les festivals français et européens en soliste ou en groupe. Titulaire entre autre du Diplôme d'Etat, elle enseigne plus de 15 ans en conservatoire le piano et la musique de chambre et partage maintenant le fruit de son expérience sur ce blog... En tournée avec les Concerts Candlelight depuis 2022, elle a joué plus de 200 dates de Concerts en soliste, en France, Belgique et Suisse.

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Commentaire(s)

8 réflexions sur “7/80 Jouer Sunday Bloody Sunday au piano comme une prière”

  1. « Sunday Bloody Sunday » : en te lisant et en t’écoutant, je me rends compte que cette chanson, avec I Still Haven’t Found What I’m Looking For, tient un rôle particulier dans mon histoire musicale. C’est grâce à ces deux chansons, écoutées très régulièrement par des copains, que mon oreille s’est ouverte. A force de les entendre, j’ai découvert que, oui, le Rock aussi c’était de la musique (et pas simplement du « bruit » comme je cataloguais bêtement les groupes de Rock au milieu de mon adolescence). Oui, au milieu des sons et des mélodies plus « chargés », il y avait de la construction, de l’émotion, de la beauté.
    Merci Marilou de nous rappeler, à travers la variété des morceaux que tu joues et que tu choisis, que la musique et l’émotion qu’elle nous procure peut se manifester sous des formes d’autant plus riches qu’elles sont variées et surprenantes !

    Je me permets de faire une suggestion à l’occasion de ce billet. Je vous invite à écouter l’album Enfantillage 666 de Aldebert (qui s’est renommé, pour l’occasion, Helldebert, le jumeau maléfique de Aldebert). Pour ceux qui ne connaissant pas, Aldebert s’est spécialisé depuis plus de 10 ans dans la chanson « pour toute la famille » avec ses 5 opus d’Enfantillage. Et, là, il a sorti un album où il a renoué avec sa passion adolescente pour le métal. Un album toujours pour « toute la famille ». Mais avec des sons métaleux. C’est un régal qui reste plein de poésies et de propos politiques sous la couche des guitares saturées et des solos de batteries ! (Et qui m’a fait prendre conscience que, malgré ce que je croyais, j’avais déjà écouté du métal sans le savoir…)

  2. J’ai beaucoup aimé cette version balade !
    Je retiens ton conseil 2 morceaux pour un 1 difficile (mais pas trop)
    A demain 😉

  3. Un peu trop répétitif pour moi donc n’y suis pas tres réceptive pourtant ton texte est tres beau. Je suis désolée ….

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